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John et Paul vivaient seuls depuis trop longtemps. Leur vie sociale en était altérée.
On comprit plus tard qu'ils voulaient agrandir leur foyer.
Plutôt que d'avoir des enfants, qui mettraient plusieurs jours-sims à grandir avant de prendre un emploi, ils s’infiltraient dans des familles constituées, s'y liaient d'amitié avec les
adolescents, et repartaient en les emmenant avec eux.
La naïveté de Té Heh, et son aspiration Fortune, servaient leur dessein. La vie de réussite facile et de gains prodigieux que lui décrivaient les deux hommes la grisait.
Bientôt, Té Heh et John furent amis,
tandis que les incompréhensions entre Té Heh et Tuu Mi s'aggravaient.
Té Heh hésitait encore à quitter sa famille. Alors John eut l'idée funeste d'emmener La Leï avec eux. La fillette serait bientôt adolescente elle aussi. Ses excellentes relations avec sa
soeur seraient garantes de la réussite de leur futur foyer.
Ze Kho se méfiait des deux hommes.
Il n'entendait pas leur simlish. Mais il comprit que leurs longs conciliabules mettaient La Leï en danger.
Tuu Mi dut s'absenter. Elle allait vendre en ville les produits de leur récolte.
C'est le moment que John et Paul attendaient pour s'enfuir.
John proposa à La Leï, comme un nouveau jeu, de dormir sous sa tente.
Ainsi il pourrait plus aisément s'assurer que la fillette les accompagnerait.
L'instinct des enfants leur fit deviner que la proposition de John était fallacieuse. Ils mirent au point leur ruse.
Ze Kho convainquit La Leï qu'il devait prendre sa place. Ils se dévêtirent, malgré le froid piquant.
Ils échangèrent leurs habits. Et se souhaitèrent bonne chance.
Après que la nuit fut tombée, Ze Kho, revêtu des habits de La Leï, entra dans la tente.
Quelques heures avant l'aube, les deux hommes, Té Heh, et Ze Kho, que les trois autres prenaient pour La Leï, partirent vers les sommets.
Le plus difficile pour La Leï fut d'attendre, seule et sans pouvoir agir, des nouvelles de Tuu Mi et de son cousin.
Heureusement, le sommeil lui vint en aide.
Au matin, Té Heh et les deux hommes découvrirent que les enfants les avaient joués.
Il était tard déjà. Ils ne revinrent pas sur leurs pas.
Aussi le courageux Ze Kho ne tarda pas à rentrer dans sa famille.
Et c'est dans le Cercle de Pierres que Ze Kho, Tuu Mi et La Leï ajoutèrent ce récit à nos traditions.
Voilà quelle est l'autre histoire de La Leï et de son cousin Ze Kho.
Ils contrefirent leur apparence. Leur ruse sauva leur liberté.
Un auteur a écrit "L'essentiel est invisible pour les yeux. On ne voit bien qu'avec le coeur".
Quand on regarde avec ses seuls yeux, on confond l'être et l'apparence.
Triste est le coeur de l'homme à qui toutes les fleurs paraissent semblables !
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